Produits bio et naturels

Comment lutter efficacement contre la pyrale du buis ?

Véritable fléau des jardins, ces chenilles de lépidoptères (famille des papillons) ont un appétit insatiable. Venue d’Asie, sans que l’on sache vraiment de quelle manière, la pyrale du buis est reconnue pour la première fois en France en 2008, dans des jardins alsaciens. De multiplications en multiplications, le mal a fini par conquérir tout l’hexagone en 2015. Depuis cette date, une lutte sans merci s’est engagée pour tenter de préserver les buis de nos jardins. Focus sur la manière d’exterminer l’ennemi avec des solutions bio et écologiques.

Comment reconnaître ce nuisible ?

La pyrale du buis est un papillon de nuit, d’environs 40 mm d’envergure. Ses ailes sont blanches et marrons, luisantes dans la nuit. Ce n’est pas le papillon qui pose problème, c’est sa forme larvaire, qui détruit les feuilles et l’écorce des buis en un rien de temps, provoquant bien souvent la mort de l’arbre. La femelle pond 2 à 4 fois par an des portées de 500 à 800 œufs, donnant naissance à une armée de chenilles à la tête noire et au corps vert clair rayé vert foncé (dans le sens de la longueur), toutes plus voraces les unes que les autres.

Comment savoir si l’arbuste est infecté ?

C’est une tâche particulièrement délicate, car la larve ne se fait pas voir et commence son travail de destruction au cœur de l’arbuste. C’est pourquoi il faut l’observer à la loupe pour ne pas manquer le début de l’invasion. Quelques signes doivent pourtant vous mettre la puce à l’oreille :
– Les feuilles changent d’aspect : elles brunissent, sèchent et tombent plus qu’à l’accoutumée.
– Vous remarquez des cocons, des toiles plus épaisses que celle des araignées et des fils de soie au pied de l’arbuste.
– Les feuilles sont tachetées de résidus marrons/vert : ce sont les déjections des chenilles.
Si vous retrouver ces caractéristiques sur votre buis, il va falloir que vous agissiez !

Comment lutter efficacement sans produits chimiques ?

Il existe une solution totalement naturelle qui peut sauver vos buis : le piège à phéromones. Le principe est simple. Pour se reproduire, la femelle sécrète une substance, appelée phéromone sexuelle, qui appâte les mâles de son espèce en vue de se reproduire. L’idée est de placer des phéromones sexuelles synthétiques à proximité des plantes pour attirer les mâles, qui seront ensuite piégés et éliminés. Sans mâles, la reproduction ne sera pas possible, et la ponte n’aura pas lieu, anéantissant la prochaine colonie.

Quand utiliser le piège à phéromones ?

Les chenilles passent l’hiver bien au chaud dans leur cocon et ne sortent qu’au début du printemps, vers mars/avril, lors de leur transformation en papillons. La première reproduction aura alors lieu aux environs du mois de mai. Il est donc fortement conseillé de mettre le piège en place dès le mois de mars et jusqu’au mois de novembre pour englober toute la période de reproduction. Pour cela, il suffit de placer le piège à phéromones à raison d’un piège contenant une capsule pour 100 m² de massif ou 10/20 mètres linéaires. Attention : si le nombre de mâles piégé est très important, c’est qu’un pic est atteint : il est alors recommandé de mettre en place un second traitement, en utilisant les nématodes par exemple, qui va permettre d’éliminer les chenilles qui ont réussi à naître malgré tout.

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